Polish VS Compound VS Polissage

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compound polish polissage

Beaucoup se demandent quelle est la différence entre un polish, un compound, le polissage, etc. et une vidéo de l’ami Larry et Kevin explique cela parfaitement bien et vont même encore plus loin.

Cette vidéo est passionnante et tellement enrichissante que nous avons souhaité vous en extraire les grandes lignes :

Dans cet article, nous allons voir ensemble quelles sont les différences entre un compound et un polish et comment ces liquides sont des produits d’ingénierie créés pour supprimer les défauts de la peinture d’un véhicule, rapidement VS lentement.

Il sera également question d’abrasif décroissant et non décroissant (non-diminishing abrasives) et de polissage à cycle long et cycle court.

La 2ème partie de la vidéo de Larry est centrée sur les tampons de polissage et les 4 tâches que font ces derniers. Enfin, il y a une comparaison approfondie entre chaque tampon (pad) et ce que vous devez savoir en tant que detailer, amateur ou professionnel.

Perfectionnez vous dans la correction de défauts de peinture ici.

1 Liquides

Avant d’entre dans le vif du sujet, il est passionnant de se demande ce qu’il y a dans les bouteilles de vos produits de polissage. Ce sont des liquides issus de l’ingénierie !

Dans ces liquides on retrouve comme des billes abrasives super microscopiques. Selon si vous voulez un produit abrasif à effet rapide ou pas, sont ajoutés plus ou moins de ces particules abrasives.

Décroissants et non décroissants

« Abrasifs décroissants » signifie qu’il y a de nombreuses particules abrasives décroissantes groupées entre elles. Alors que vous faites le polissage, certains morceaux de ces groupes de particules se séparent et finissent dans la peinture, dans le produit, dans le tampon. C’est pour cela que l’on appelle ces particules des abrasifs décroissants.

Les abrasifs non décroissants (non-diminishing ou SMAT) sont à l’inverse des particules déjà séparées les unes des autres.

Ces notions sont importantes, car cela permet de comprendre pourquoi lorsque vous travaillez un produit longtemps il devient moins efficace, voir crée des marques dans la peinture, car ces abrasifs restent dans votre tampon et rayent la surface que vous essayiez d’améliorer. Alors même en changeant votre vitesse et votre pression, le résultat final ne peut pas être parfait.

Final pass : la dernière passe

On appelle dernière passe, celle juste avant de décoller le tampon de la peinture, le tout dernier passage de votre polisseuse sur une zone.

Kevin conseille d’éviter de changer la pression pour la passe finale ou de l’alléger, car conserver une pression constante du début à la fin sur une zone de travail avec un produit abrasif permet d’obtenir la meilleure efficacité d’un produit. Il fonctionnait parfaitement dans les premiers passages du tampon, alors continuez jusqu’à la fin, sans ajustements.

Cycle long VS Cycle court

Cela signifie différencier les sessions de polissage longues des courtes. Avec les derniers produits développés pour la correction de peinture de voiture, il est souvent proposé de courtes sessions, par des produits qui coupent (cut) fort et donc rapidement.

Un cycle est donc le nombre de passes ou la période passée à polir la surface de votre véhicule.

Plus vous utilisez un produit abrasif, dédié au cycle court, plus vous enlevez d’épaisseur de vernis de la peinture et donc plus vous obtenez de résidus de polissage… logique !

Gardez en tête que la quantité de liquide de polissage utilisée peut affecter toute la performance et les résultats finaux en cycle long ou cycle court.

Suppression rapide de peinture VS Suppression lente de peinture

Il s’agit de comparer un compound (suppression rapide de peinture) et un polish (suppression lente de peinture).

On va donc comparer la quantité de peinture (vernis) supprimée sur une même période de temps.

On distingue donc :

  • Le compound : créé pour éliminer une couche de vernis le plus rapidement possible
  • Le polish : créé pour faire comme le compound, mais plus doucement

Fiez-vous plus aux produits conseillés par des experts en detailing, le bouche-à-oreille de personne les ayant testés, qu’aux promesses marketing sur les produits eux-mêmes.

Il faut encore garder à l’esprit que même si vous souhaitez aller plus vite, vous allez obtenir plus de résidus et donc à avoir un tampon à nettoyer plus souvent, une zone de travail à nettoyer, etc. Il ne faut donc pas chercher uniquement le chronomètre. De plus, selon le tampon utilisé, le résultat peut varier. Ce n’est donc pas blanc ou noir.

2 Les tampons

Chaque tampon, ou pad, a 4 grandes caractéristiques :

  1. Applicateur : il permet donc d’appliquer un produit, un liquide sur une surface.
  2. Il distribue l’énergie de la machine (polisseuse) : le poids de la polisseuse, la pression que l’on exerce, le mouvement du tampon (rotation, orbite), etc. participent à la distribution de l’énergie au tampon.
  3. Raclette : ou squeegee, il agit comme une raclette en déplaçant le produit.
  4. Il affecte le taux de coupe : selon le type de tampon que vous utilisez, la pression, etc.

Comparaisons entre les tampons de polisseuse

Si le choix des tampons et du produit abrasif n’est pas totalement clair, on peut énumérer des caractéristiques de tampon :

  1. Rétention / charge : c’est la capacité d’un tampon à retenir ou pas le produit liquide. Bien que le tampon en microfibre est dit « doux », ne créant pas de « marring », il est tout de même conçu pour couper rapidement le vernis, ou en finition pour un super résultat. Le tampon microfibre va plus se charger en produit qu’un tampon en mousse à petites alvéoles.
  2. Densité : deux tampons en mousses peuvent paraitre similaires, mais ils n’ont pas a même densité (~dureté). Un tampon a haute densité ne va pas suivre les contours d’arêtes aussi bien qu’un tampon à plus faible densité et donc moins « rigide ».
  3. Matériau : il existe un très grand nombre de matériaux différents (laine, mousse, microfibre, fin, épais, etc., et différents types de chaque).
  4. Face du tampon : le design de la face du tampon peut varier (gaufrée, plate, à poils, coupée, etc.).
  5. Élasticité : c’est par exemple la mémoire de forme, la capacité du tampon à retrouver sa forme originale lorsque vous appuyez quelque chose dessus. Si par exemple vous faites le polissage d’un angle, vous voulez que votre tampon retrouve sa forme de base pour continuer votre travail.
  6. Adaptabilité : certains tampons s’adaptent mieux à certaines surfaces, mais surtout angles.
  7. Action mécanique : les caractéristiques du tampon (matière, densité, etc.) affectent le niveau de chaleur généré par le tampon. Aussi, selon le type de tampon, l’action va être différente (plus ou moins « brutale »). Le design du tampon dicte le comportement mécanique de ce dernier.
  8. Taille des pores : la taille des tampons est toujours indiquée, mais jamais celle des pores, leur nombre par cm². Les pores vont changer la manière dont le vernis est coupé et comment le produit va être utilisé.
  9. Surface de la zone : soit le tampon est en mousse, soit en microfibre. Le tampon présentant des microfibres a logiquement une surface de contact plus grande que le tampon en mousse qui est plat.

Les problèmes des tampons et leurs solutions

Les tampons sont faits pour durer longtemps, mais avec une mauvaise utilisation, ils peuvent se dégrader. Trop de vitesse, trop de chaleur, pas assez en contact plat avec la surface, etc. et un tapon peut s’abimer.

Collectif de professionnels et amateurs du detailing et esthétique automobile, carrossiers, préparateurs et spécialiste en sellerie. Amoureux de l'automobile et autres véhicules.

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